Le psychodrame aura duré deux semaines, avec une proposition de loi rejetée par ceux-là même qu’il l’avait initiée, suivie d’une bronca des syndicats de salariés contre l’élargissement des ouvertures d’établissements le 1er mai et achevé par une déclaration du Premier ministre validant, sous certaines conditions, le travail des salariés des boulangeries et des fleuristes le 1er mai. L’occasion de rappeler l’action de l’U2P concernant le fameux jour « chômé ».

A la suite de contrôles de l’inspection du travail dans une poignée de boulangeries en 2025, assortis de condamnations, l’U2P avait réclamé que les entreprises autorisées à faire travailler les salariés le 1er mai bénéficient d’un cadre légal plus sûr et sécurisé. Malheureusement les revirements parlementaires sur cette question n’ont pas permis de dégager une solution aboutie pour ce 1er mai 2026, obligeant le Premier ministre à indiquer cependant que ni les boulangers et ni les fleuristes ne feraient l’objet de poursuites.

En parallèle, un texte de loi sera examiné en vue du 1er mai 2027 et des éditions suivantes. A minima, les boulangers et les fleuristes devraient être autorisés à proposer à leurs salariés de travailler le 1er mai, à la condition cependant qu’ils soient formellement consultés et que leur rémunération soit doublée. En outre, les modalités de mise en œuvre de la loi devront faire l’objet d’un accord au sein de la branche professionnelle.

L’U2P qui a bataillé auprès des pouvoirs publics pour que les commerces de proximité soient autorisés à faire travailler leurs salariés le 1er mai, accueille comme un progrès la réponse apportée aux boulangers et aux fleuristes mais revendique une solution plus large consistant à étendre aux autres branches professionnelles de l’artisanat alimentaire qui le souhaiteraient, la possibilité de déroger à la règle générale du 1er mai chômé. Affaire à suivre de très près…